Un jour elle est là, un jour elle s'en va.
Je me précipitai sur Alicia
Moi : Alicia ??? Tu m'entends ??? Réponds moi !!! Papa viens !!!!!!!
Papa : Qu'est ce qu'il se passe ?
Moi : Alicia ne respire plus, appelles les secours !
Il le fit et les secours arrivèrent quelques minutes après. Je dus sortir de la chambre. J'étais dans la salle à manger avec mon père, ma belle mère ainsi que Marion. Nous attendions que les secours la réaniment. Tout cela était arrivé à cause de l'une de ses crises. Je n'avais pas été là à temps.
Un infirmier arriva et appela mon père qui me fit signe de rester assise. Je les fixais essayant de deviner en vain ce qu'ils se disaient. Mon père revint dans la salle à manger et se rassit auprès de nous. J'allais lui demander ce qu'il se passait mais je vis un brancard avec le corps d'Alice recouvert de la tête au pied d'un drap blanc. C'est là que je compris...Je me levais pour courir vers elle mais mon père me retint.
Moi : Nan c'est pas possible !! Elle n'a pas le droit !!! Elle ne peut pas...
Papa: Eve, s'il te plaît calmes-toi !
Moi : Alicia !! T'as pas le droit, tu me l'as promit !! Tu m'as dit que tu serai toujours là !!! Pourquoi ???? T_T
[...]
Quelques jours plus tard, ce fut l'enterrement. A côté de moi, Caroline et Matt me soutenaient. La famille était derrière nous. Je voyais Marion et sa mère qui pleuraient. Ça me dégoûtait de les voir comme ça après toutes les vacheries qu'elles avaient faites à Alicia !
J'étais enlacée dans les bras de mes deux amis, eux aussi étaient triste mais m'avaient soutenu malgré leur peine. Ils avaient été là.
A la fin de l'enterrement, lorsque tout le monde était parti, sauf Matt, Caro et moi. Je m'approchais de la tombe pour lancer un dernier adieu à Alice avant qu'elle ne soit enterrée.
Moi : Je ne t'oublierai jamais...
On sortit du cimetière et nous nous promenâmes dans les rues de Paris pour se changer les idées. Je n'arrivais toujours pas à réaliser, elle n'avait pas pu partir comme ça !! Sans prévenir !!! Sans que je ne vois rien arriver !! Je ne me le pardonnerais jamais.
Les mois passèrent et comme on le disait, plus le temps passait et plus tout allait mal. Disons que j'allais un peu mieux mais pas tout à fait comme on le souhaitait. Nous étions à la fin des cours et Matt m'avait curieusement demandé de lui consacrer quelques minutes.
Moi : Tu voulais... ???
Matt : Tu sais, Eve, je ne sais pas mais...Désolé de reparler de ça mais depuis la mort de ta s½ur, je trouve qu'on s'éloigne !
Moi : Ah ? Mais comment ça ?
Matt : Tu te renfermes sur toi-même, tu me repousses, tu n'es plus là !
Moi : Mais ça va s'arranger je suis juste un peu perturbée...
Matt : Eve, il faut qu'on en reste là !!
Moi : Mais je...
Matt : Eve, t'as pas compris : C'EST FINI !!!
Moi : Mais pourquoi ??? Tu ne peux pas me laisser tomber !! Pas maintenant ! Matt, tu n'as pas le droit de faire ça !!!
Matt : Je suis désolé...
Entendant ces mots, je partis.
Matt : Eve, attends, on peut rester amis !
Moi : Mais pour moi tu n'es pas qu'un ami !!! Tu es celui que j'aime !!!
Dégoûtée, je m'éloignais de lui à pas lents. Les larmes coulaient sur mes joues, j'avais l'impression qu'elles me brûlaient. J'arrivais en furie chez moi et me laissait tomber sur mon lit. J'éclatais en sanglots...
Il était à présent minuit, j'étais dans ma chambre. Je ne pensais à rien, seulement au désir de disparaître qui me hantait. Évidemment, je pleurais toujours. J'en avait marre, tout le monde autour de moi disparaît étrangement. Ma mère, ma s½ur et bientôt...moi. Nous étions apparemment toutes les 3 destinées à ça ! Mais aujourd'hui c'est finit !
Je m'approchais de la fenêtre, l'ouvris en grand et me hissais sur le toit. Je m'approchais du bord. On m'interpella soudain, je me retournais et vis mon père à la fenêtre de ma chambre.
Papa Eve, descends de là tout de suite !
Moi : Nan j'ai pas envi !
Papa Arrêtes tes conneries où j'appelle les flics !
Moi : Fais le...Ça ne changera rien !
Il soupira et disparut. Je me retournai face au vide, face à ce qui m'attendais. Je pleurais de désespoir. Oui, probablement j'allais faire le plus grosse connerie de ma vie, certes, mais on comprendrai que ce n'était pas la vie que je voulais m'auter, seulement la souffrance que je voulais tuer. Je voulais simplement rejoindre ma s½ur. Quelques minutes passèrent et les voitures de police arrivèrent. Je lançais un sourire ironique. Il me disaient : « Descendez immédiatement de cette maison mademoiselle ! Bla bla bla... » En réalité, ils étaient pressés que j'en finisse pour vite ramasser mon cadavre et rentrer au chaud chez eux ! De toute façon, je ne me faisait pas d'illusion : c'est ce qui allait m'arriver ! Oui, la vie, pour moi, est une vraie chienne ! Pour décevoir elle est douée.
Je regardais droit devant moi, la seule chose à laquelle je pensais était cette phrase « La vie n'est qu'une étape ! ». J'allais faire un pas mais on m'arrêta.
? : Arrêtes ça.
Je reconnus immédiatement la vois de Caroline.
Caro : Eve, descends de là.
Moi : Pourquoi ?
Caro : Fais pas cette connerie !! Ce n'est vraiment pas la solution ! Franchement ça ne vaut pas le coup !
Moi : Je veux être auprès de ma s½ur. C'est comme si j'étais vide, il n'y à plus rien en moi depuis qu'elle n'est plus là !
Caro : Ta s½ur, elle aimait la vie !! Elle aurait aimé être à ta place !! Tout ce qu'elle te souhaiterait, c'est de vivre ! Oui, de continuer de vivre, comme elle, aurait aimé le faire ! Tu ne crois pas que ça la décevrait de faire ça !! De gâcher ta vie maintenant ? Tu n'as pas les réelles raisons de te suicider ! Crois moi, c'est navrant de te dire ça mais, tu en connaîtras bien d'autres qui mourront avant toi ! Comme je le disais, Alicia, si tu l'aimes, toi, tu n'aimerais pas la décevoir !! Alors donnes moi ta main !
Moi : ...
Caro : Eve, s'il te plaît arrêtes ça !! Je ne sais plus quoi te dire moi !
Moi : Il n'y a rien à dire...
Caro : Mais tu as pensé un peu à moi ?? Qu'est ce que je fais sans toi ? Je te connais depuis que tu es née !!! Je ne me suis jamais séparée de toi !!! Ne me laisse pas seule !! Ce serait égoïste de ta part ! J'ai déjà perdu Alicia moi aussi, alors je ne veux pas te perdre toi ! Et puis, je sais que tu n'es pas égoïste !! Alors donnes moi ta main ! S'il te plaît !
Ce que disait Caro ne soulageait pas vraiment ma douleur mais au fond, c'était réaliste. Qu'est ce qu'elle ferait sans moi, et moi que ferais-je sans elle ? Elle avait raison, j'avais tort ! Je me retournais donc vers elle, lui tendis mes mains gelées à cause du froid, oui c'était vrai !! Je grelottais !! Caro me tira vers elle et je fondis en larmes dans ses bras.
Moi : Caro, je t'aime plus que tout !
Hey!!!
Alors ce chapitre!!!
Tristounet je sais!!!
Laissez moi vos impressions!!!
Le chapitre 4 sera la le plus rapidement possible!!!
Bisous!!!
Kiiro